Micul Paris en 2017

Je vous avais promis de vous raconter mon délicieux week end à Bucuresti à l’occasion du salon Goodwine Platinum.
Le premier jour l’atmosphère plaisante et l’ambiance amicale entre les différentes caves ont contribué à ce que les nombreuses rencontres sur le stand du Clos des Colombes soient des plus enrichissantes…
Encore une fois notre Viognier 2015 a eu un énorme succès, un bruit de fond circulait et le bouche à oreille a si bien fonctionné que dès le premier soir il n’y avait plus une bouteille de Viognier à vendre sur le stand de Oldteam, le distributeur official du salon. Heureusement il nous restait encore quelques bouteilles pour satisfaire les amateurs du dimanche.
En attendant de recevoir de nouveaux passionnés ce dimanche matin, sur la terrasse du Hilton, je respire profondément, je respire cette odeur, cette atmosphère si spécifique d’une grande ville un dimanche matin,-un peu de chaleur, de pluie et l’air sent le bitume, comme certains vins, par exemple la Syrah Clos des Colombes 2014- et surtout il y a ce calme, pas ou si peu de voitures, c’est dimanche, c’est normal, c’est comme au Clos mais en même temps c’est si diffèrent, et cela me fait plaisir, de temps en temps de vivre autre chose…

C’était aussi le cas vendredi soir assise à la terrasse du restaurant le Bistrot Français –à propos super adresse, je vous en reparlerai, si vous connaissez donnez-moi votre avis, pour ma part j’ai adoré le décor, la gentillesse du personnel, la qualité et l’originalité de leurs plats- j’entendais les notes de musique de l’Athenaeum qui, comme poussées par un vent favorable traversaient les murs, les fenêtres de ce bâtiment mythique, et arrivaient vers notre table pour enchanter encore plus notre soirée. Et quand j’ai vu ces gens si heureux en sortant du concert, j’ai eu l’impression, en fermant les yeux, d’être dans un autre monde que le mien –ici au clos les oiseaux chantent et pas toujours en harmonie, et il n’y a pas de violon-mais là, à deux pas de l’Athenaeum on entendait une musique si bien maîtrisée, si prenante, si poignante et si vivante – j’avais l’impression d’être au milieu du tournage d’un film rendant hommage au Micul Paris. Je voyais les cabriolets et leurs propriétaires, leurs épouses parfaitement élégantes, habillées à la dernière mode de Paris.

Je me voyais avec ma famille roumaine sortant d’un concert et sur le chemin du retour vers la maison, s’arrêtant sur le boulevard Victoria à la terrasse d’un café à la mode, chez Capsa ou au Continental à moins que nous n’ayons rejoint des amis au Cafe Flora, pour y boire un joli verre de vin blanc ou un chocolat chaud en hiver. Ne cherchez aucune nostalgie dans mes propos, juste un sentiment fort pour une vie que je n’ai malheureusement pas connue et qui me fascine.
C’est une joie aussi pour moi de voir que de plus en plus de gens, et surtout des jeunes, cherchent à comprendre, à découvrir, à goûter, à dialoguer avec nous les producteurs. Ils savent parler du vin, savent goûter, critiquer dans le bon sens du terme et avec intelligence, posent des questions qui permettent un long dialogue.
Par exemple on a de moins de moins de demandes de vins sucrés –dulci sau demi dulci- ce qui est une excellente nouvelle.
Et c’est pour cela que j’aime tellement le contact avec vous, amateurs que cela soit lors de salons ou ici au clos.
Et si vous passez, cet été, quelques jours de vacances sur le littoral roumain, n’hésitez pas à venir nous voir.
Vous êtes les bienvenus